Dans le rétro: aux origines du stade de la Praille

Publié le 05/05/2026

À la fin du XXe siècle, le Servette FC recherche une solution pour répondre à la vétusté de son stade. Le 22 décembre 1992, la Tribune de Genève relaie une proposition de Jean-Noël de Giuli & Jean-Claude Portier : « Deux architectes lancent une idée folle : Construisons un stade et un Zénith à la Praille ! ».

Développée par la suite, cette idée fait la une du journal La Suisse le 12 juillet 1993 : « Superbe projet : Un stade de foot à La Praille – Le projet original de deux architectes genevois ».

Proposé en alternative à la rénovation des Charmilles, le projet prévoit un stade moderne, destiné au football, implanté dans un secteur appelé à devenir un futur nœud de transports et un pôle de développement urbain.

Malgré ses avantages, le projet est critiqué et désapprouvé par les autorités de l’époque. Convaincus de sa pertinence, Jean-Noël de Giuli & Jean-Claude Portier poursuivent leurs démarches et rencontrent de nombreux décideurs à l’échelle du canton.

Pour en développer la matérialité, ils s’entourent de l’ingénieur civil Serge dal Busco et de l’entreprise générale Zschokke.

Après plusieurs années de rencontres et de concertations, le Conseil d’État du Canton de Genève annonce la construction du stade de Genève à la Praille, quatre ans après la diffusion initiale de l’idée.

Le site est alors reconnu comme un emplacement stratégique pour une infrastructure majeure, notamment dans la perspective de l’Euro 2004.

Par la suite, un concours de projets est organisé, conduisant à la réalisation d’un stade différent de la proposition initiale.

Le résultat : un stade partiellement achevé, un financement sans vision d’avenir, et des utilisateurs déçus — tandis que les architectes, désabusés, se tournent vers de nouveaux projets.